Jean-Robert Pitte, membre de l’Institut et président de l’Association Canal Académie, avec le soutien de Gabriel de Broglie, chancelier, et Catherine Bréchignac, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, co-présidents désignés de la future Fondation Canal Académie, s’efforcent activement de pérenniser Canal Académie.

Tous leurs efforts tendent à mieux ancrer Canal Académie dans la vie des Académies, à centrer ses missions sur les travaux des Académiciens, à améliorer sa gouvernance et à rechercher des financements pérennes. Ces résultats ne sont pas encore atteints.

Il y a plusieurs choses que je n’ai pas comprises en découvrant l’adaptation théâtrale -en soi, très opportune- d’un des romans les plus célèbres de Voltaire, « Candide », par Emmanuel Daumas, responsable également de la mise en scène. Spectacle proposé par la Comédie Française, dans ce sanctuaire pour oeuvres-bijoux que constitue le Studio-Théâtre :

- Pourquoi ce décor de salle d’opération ou d’arrière-salle de grand café ?

- Pourquoi ce ton, souvent proche de la vulgarité, quand on sait que Voltaire tenait par-dessus tout à l’estime et à la reconnaissance d’un univers bourgeois et aristocratique sophistiqué ? Consulter la totalité de l'article »

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Pour les Fêtes, je vous propose une sélection de dix spectacles parmi tous ceux que j’ai vus depuis l’excellente rentrée de septembre. Vous me permettrez de vous estimer assez, pour ne pas m’en tenir à la gaudriole…

 

A- GRAND REPERTOIRE FRANCAIS

 

1 Cf. chronique 33 : « LA PLACE ROYALE », de Corneille.

- Par la Troupe de la Comédie Française.

- Avec, entre autres, Denis Podalydès.

- Mise en scène d’Anne-Laure Liégeois. Consulter la totalité de l'article »

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Ce discret sanctuaire des spectacles parisiens qu’est le Théâtre de l’Oeuvre présente une version théâtrale du « monument » romanesque que Céline publia en 1932, « Voyage au bout de la nuit ». Dans une adaptation, intelligente et économe, de Nicolas Massadaud. Un seul comédien sur les planches : Jean-François Balmer. Une mise en scène de Françoise Petit associant sobriété et maîtrise. Mais aussi, une étonnante puissance d’évocation : en disant cela je pense, en particulier, aux représentations vidéo du ciel dans la nuit.

BIEN VU

Par ses provocations tranquilles et son humour noir-tombe le texte du « Voyage » se prête fort bien à une adaptation scénique. Et encore plus par la langue de Céline, cette langue si populaire, à force d’attention et de travail.

La sélection des textes m’a parue remarquable, concernant la guerre, l’Amérique et le retour en banlieue. Je suis partagé, par contre, concernant l’Afrique. Il me semble qu’une plus grande place aurait pu être donnée à certains textes féroces, sur la médiocrité et la méchanceté humaines. Consulter la totalité de l'article »

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« Liberté, que de crimes on commet en ton nom! » : ce pourrait être le sous-titre de cette « PLACE ROYALE », de Corneille, présentée aujourd’hui par la Troupe de la Comédie-Française.

Une oeuvre qui correspond au Corneille première manière, auteur de comédies. Lorsqu’il crée « LA PLACE ROYALE« , en 1634, il n’a que 28 ans, mais déjà quatre pièces de ce type derrière lui.

MINE DE RIEN

Comédie ou pas, « LA PLACE ROYALE » pose deux des grandes questions de l’histoire de l’humanisme : celle de la dialectique passion-raison; celle de la dualité soi-les autres. Consulter la totalité de l'article »

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Les étudiants qui fréquentent la bibliothèque Sainte-Geneviève (1838-1850, VIème, Paris) ou la Bibliothèque nationale (1854-1875) BNF-Site Richelieu, IIème, Paris) passent sûrement plus de temps les yeux rivés sur leurs ouvrages, que la tête en l’air. Henri Labrouste (1801-1875), Grand prix de Rome en 1824, ne leur en tiendra pas rigueur, car l’architecte de ces lieux de savoirs est pragmatique : « Pour lui, le bâtiment se déduit du programme et de l’usage », comme le rappelle Corinne Bélier, commissaire de l’exposition Labrouste à la cité de l’architecture et du patrimoine. Consulter la totalité de l'article »

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Voici deux pièces, profondes, sur les mystères de chacune de nos vies, et qui résonnent comme des appels à tendresse. L’une, sur la grandeur des humbles. L’autre, sur la dignité anonyme des gens qui se laissent aspirer dans l’entonnoir de la médiocrité, et ne s’en rendent compte que trop tard.

« DES SOURIS ET DES HOMMES :

LA CULTURE, DEBOUT !

Cette présentation des « SOURIS ET DES HOMMES » au Théâtre 14, adaptation théâtrale du roman de Steinbeck, mis en scène et interprété par Jean-Philippe Evariste et Philippe Ivancic, est le fruit d’un petit miracle : monté, dans un quasi anonymat, en 2002, ce spectacle a trouvé immédiatement son public, au point de faire l’objet de trois tournées en France et de deux reprises à Paris ! Puissance et magie du bouche à oreille. Non, la culture n’est pas morte ! Consulter la totalité de l'article »

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L’exposition d’ARROYO, à la galerie Louis Carré se termine le 1er décembre, mais vous pouvez toujours trouver le catalogue qui reproduit parfaitement toutes les œuvres exposées, datant de 2011 et 2012, et l’image d’une des dernières toiles de DELACROIX, La Lutte de Jacob contre l’Ange,que les travaux actuels de rénovation dans la chapelle des Anges de l’Eglise Saint-Sulpice rendent difficile à voir.

Eduardo Arroyo. « La lutte de Jacob et l’ange ». Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition Eduardo Arroyo, La Lutte de Jacob et l’Ange, présentée du 26 octobre au 1er décembre 2012.
Texte d’Eduardo Arroyo.
112 pages. 34 reproductions en couleur.

Donc d’un côté Delacroix, avec dans le catalogue, le rappel de sa dernière grande toile, (pour Barres « une page d’autobiographie  suprême, un résumé de l’expérience d’une grande vie et un testament de mort inscrit par le vieil artiste sur le mur des ANGES », et aussi  la première page de son Journal, du 1er janvier 1861, ou déjà très atteint par la maladie, et devant être aidé de deux assistants, il écrit: «  J’ai commencé cette année en poursuivant mon travail dans l’église (Saint Sulpice) comme à l’ordinaire (…) j’ai été travailler toute la journée. (…) La peinture me harcèle et me tourmente  de mille manières, comme la maitresse la plus exigeante ; depuis quatre mois,  je fuis dès le petit jour et je cours à ce travail  enchanteur, comme aux pieds de la maitresse la plus chérie ; ce qui me paraissait de loin facile à surmonter me présente d’horribles et incessantes difficultés. Mais d’où vient que ce combat éternel, au lieu de m’abattre, me relève, au lieu de me décourager, me console et remplit mes moments, quand je l’ai quitté ? (…) Noble emploi des instants de la vieillesse qui m’assiège déjà de mille côtés, mais qui me laisse pourtant encore la force de surmonter les douleurs du corps et les peines de l’âme ». Arroyo conclut : « Pour Delacroix, exécuter cette peinture relève du défi, du combat singulier ; c’est un drame, dont les protagonistes sont le temps et l’adversité. »         Consulter la totalité de l'article »

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Les hasards de la programmation font que deux pièces de Labiche se côtoient actuellement sur les affiches. Deux de ses 170 spectacles, de volume et d’ambition contrastés.

« EMBRASSONS-NOUS FOLLEVILLE ! » :

SIMPLICITÉ ASSUMEE

Avec « EMBRASSONS-NOUS FOLLEVILLE ! », une heure de spectacle, l’affaire est, à tous points de vue, menée avec célérité. Même si dans les toutes premières minutes on peut craindre le pire :la construction, les ressorts utilisés, tout donne l’impression d’une oeuvre « facile », d’un « Au Théâtre ce soir », niveau élémentaire, prisme Belle Epoque. Y compris dans l’intrigue : un mariage dans la haute aristocratie, sous Louis XV ; l’amour peut-il triompher des calculs ? Tout reposant, bien entendu, sur des quiproquos et le mélange des genres. Consulter la totalité de l'article »

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A l’aube de la période des fêtes, trois pièces pour rire, qui jouent chacune leur propre carte : la 1°, la carte de la provocation; la 2°, celle de l’absurde; la 3°, celle de la franche rigolade. Si vous acceptez de jouer le jeu…

« QUE FAIRE DE MR SLOANE ? » :

TONIQUEMENT MALSAIN

Banlieue de Londres, dans les années 60 : qu’est-ce qui se passe lorsqu’un jeune assassin, beau garçon, loue une chambre dans une maison plantée au milieu d’une décharge et qu’il y rencontre une femme paumée et nymphomane; son frère, grande folle argentée; et leur père, vieillard épris d’ordre, qui reconnaît dans le beau gosse l’assassin de son patron ? Consulter la totalité de l'article »

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