Lu / Vu pour vous

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Les étudiants qui fréquentent la bibliothèque Sainte-Geneviève (1838-1850, VIème, Paris) ou la Bibliothèque nationale (18541875) BNF-Site Richelieu, IIème, Paris) passent sûrement plus de temps les yeux rivés sur leurs ouvrages, que la tête en l’air. Henri Labrouste (1801-1875), Grand prix de Rome en 1824, ne leur en tiendra pas rigueur, car l’architecte de ces lieux de savoirs est pragmatique : « Pour lui, le bâtiment se déduit du programme et de l’usage », comme le rappelle Corinne Bélier, commissaire de l’exposition Labrouste à la cité de l’architecture et du patrimoine. Read the rest of this entry »

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L’exposition d’ARROYO, à la galerie Louis Carré se termine le 1er décembre, mais vous pouvez toujours trouver le catalogue qui reproduit parfaitement toutes les œuvres exposées, datant de 2011 et 2012, et l’image d’une des dernières toiles de DELACROIX, La Lutte de Jacob contre l’Ange,que les travaux actuels de rénovation dans la chapelle des Anges de l’Eglise Saint-Sulpice rendent difficile à voir.

Eduardo Arroyo. « La lutte de Jacob et l’ange ». Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition Eduardo Arroyo, La Lutte de Jacob et l’Ange, présentée du 26 octobre au 1er décembre 2012.
Texte d’Eduardo Arroyo.
112 pages. 34 reproductions en couleur.

Donc d’un côté Delacroix, avec dans le catalogue, le rappel de sa dernière grande toile, (pour Barres « une page d’autobiographie  suprême, un résumé de l’expérience d’une grande vie et un testament de mort inscrit par le vieil artiste sur le mur des ANGES », et aussi  la première page de son Journal, du 1er janvier 1861, ou déjà très atteint par la maladie, et devant être aidé de deux assistants, il écrit: «  J’ai commencé cette année en poursuivant mon travail dans l’église (Saint Sulpice) comme à l’ordinaire (…) j’ai été travailler toute la journée. (…) La peinture me harcèle et me tourmente  de mille manières, comme la maitresse la plus exigeante ; depuis quatre mois,  je fuis dès le petit jour et je cours à ce travail  enchanteur, comme aux pieds de la maitresse la plus chérie ; ce qui me paraissait de loin facile à surmonter me présente d’horribles et incessantes difficultés. Mais d’où vient que ce combat éternel, au lieu de m’abattre, me relève, au lieu de me décourager, me console et remplit mes moments, quand je l’ai quitté ? (…) Noble emploi des instants de la vieillesse qui m’assiège déjà de mille côtés, mais qui me laisse pourtant encore la force de surmonter les douleurs du corps et les peines de l’âme ». Arroyo conclut : « Pour Delacroix, exécuter cette peinture relève du défi, du combat singulier ; c’est un drame, dont les protagonistes sont le temps et l’adversité. »         Read the rest of this entry »

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Mes Confrères voudront bien me pardonner de commenter ici un livre dont j’ai rédigé moi-même la préface.

Le Professeur Simon a exercé ses talents à Harvard, à l’INSEAD, au MIT. Il a été Président de l’European Marketing Academy et il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages traduits en vingt-cinq langues.

Tout d’abord, le lecteur peut être intrigué par l’expression « champions cachés » qu’il peut considérer comme un oxymore. Peut-on être à la fois champions et cachés ? Eh bien, la réponse d’Hermann Simon est positive. Read the rest of this entry »

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Photographie de Michel Serres par Louis Monier

Histoires littéraires : Vous êtes devenu un académicien français assez atypique. Comment vivez-vous ce statut d’académicien ?

Je suis entré à l’Académie pour une raison toute simple. Je n’arrivais pas à trouver de crédit ou d’argent pour poursuivre mon projet de publier mon Corpus des oeuvres de philosophie en langue française. La première fois que l’on m’a proposé de rentrer à l’Académie, j’ai d’abord refusé, puis je me suis rendu compte que c’était un moyen de trouver des subsides. Pendant quinze ans, cela a fonctionné. […] C’est une position pour juger l’état de la langue. Mais ce n’est rien de plus : je me retrouve souvent en opposition avec mes collègues, sur la féminisation entre autres. Read the rest of this entry »

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Non contente d’avoir irrémédiablement dérangé le malheureux Jean-François La Pérouse dans son repos – qu’il croyait éternel – au sein des bienfaisantes vases des hauts fonds de Vanikoro (où son bateau L’Astrolabe fit naufrage en 1788), l’archéologie sous marine, avec les puissants moyens dont désormais elle dispose, prévoit de renflouer le Thésée, vaisseau de guerre de 74 canons, coulé par les Anglais lors de la bataille navale des Cardinaux le 21 novembre 1759. Read the rest of this entry »

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« Né sous le Premier Empire », peu après la Bérézina, quand le rêve napoléonien tourne au désastre, et « mort sous le petit père Combes » quand, pour lui, la République va mal, Henri Wallon a traversé tous les régimes et toutes les secousses : la révolution de 1830 et la Monarchie de Juillet, celle de 1848 et la seconde République, le retour à l’Empire, la guerre de 1870, la Commune et enfin la IIIe République jusqu’à l’affaire Dreyfus, peu de temps avant la séparation de l’Église et de l’État. Si son nom est connu aujourd’hui, l’homme est trop peu connu disait encore Maurice Schumann à l’occasion du centenaire de l’amendement dit « amendement Wallon », fondateur de la République en 1875. L’histoire d’Henri Wallon aide à comprendre son amendement.

Une personnalité se forge

Henri Wallon grandit sous la Restauration à Valenciennes, puis à Douai pour sa dernière année de secondaire au collège royal. Read the rest of this entry »

Les prix Allen ont été fondés il y a vingt-sept ans par Jean Cluzel, président honoraire de Canal Académie. Chaque année une dizaine de personnes, dont l’œuvre met en valeur le patrimoine culturel du bourbonnais et plus généralement de la France, sont ainsi distingués.

En octobre 2012, le Grand Prix de littérature bourbonnaise a été remis, par Hélène Renard, directrice générale de Canal Académie, à Jeanne Cressanges, pour son livre « Je vous écris du Bourbonnais ».

Mesdames, Messieurs, chers amis

Si chaque année, c’est un plaisir renouvelé de remettre l’un des prix Allen, – j’avais remis en 2009 le Grand Prix Allen de la Francophonie, à deux professeurs éditeurs libanaises, puis en 2010 à Laurent Mellier, de l’Alliance française de Washington ; en 2011,  le prix du « parler bourbonnais » à David Gaillardon,  c’est la 1ère fois que je remets le Grand Prix de Littérature bourbonnaise. Et remettre un tel prix à un auteur aussi chevronné que, vous, chère Jeanne Cressanges, est véritablement, outre un plaisir, un honneur. Read the rest of this entry »

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Monsieur le Secrétaire perpétuel, Madame le Président,

Mesdames et Messieurs les Académiciens, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs,

Je tiens tout d’abord à remercier Monsieur le Secrétaire perpétuel et Madame le Président pour les paroles de bienvenue. Pouvoir coprésider ce soir, dans ce Palais de l’Institut de France, avec Monsieur le Secrétaire perpétuel Xavier Darcos, la seizième cérémonie de remise des prix de la Fondation culturelle franco-taïwanaise est un honneur que je ressens profondément. Avant mon départ, Madame Long Ying-Tai, Ministre de la Culture de la République de Chine, m’a chargé tout particulièrement de vous exprimer ses respectueuses salutations. Read the rest of this entry »

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La ville-Etat de Singapour est souvent présentée comme une cité ultra moderne, affichant d’audacieux gratte ciels, groupés autour d’une marina sans âme, montant une garde toute bancaire devant un des plus grands ports du monde ; coupable au surplus d’avoir détruit les traces de son passé récent. Read the rest of this entry »

L’histoire occidentale de l’Australie est courte. Moins de 3 siècles si l’ont veut bien y inclure les balbutiements hollandais et quelques autres éphémères incursions. Cette terre lointaine semblait si aride et désolée, ses rares habitants si effrayants. Blyth sur sa chaloupe en resta à cette désastreuse impression, ses prédécesseurs, Jansz, Tasman, Hartog, Nuyts, se hâtèrent d’en déguerpir, signalant en outre de féroces déserts, d’étranges animaux venimeux, et de non moins longilignes et sombres inconnus, campés sur un seul pied, sagaie en main, prêts à les trucider. Bref, tout était bien mal parti. Read the rest of this entry »

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