Lydia Harambourg

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Jacques Gestalder (1918-2006), Le Danseur étoile Alexandre Kalioujny, 1990, bronze érigé à l’Opéra Garnier, entrée de la bibliothèque-musée (galerie Mezzo, Paris)

C’est à l’École nationale des beaux-arts de Paris, que le sculpteur figuratif Jacques Gestalder a appris les règles qui régissent les volumes au service des valeurs humaines. À la suite de Rodin et de Bourdelle qu’il admire, il restera fidèle à la figure humaine suivant les préceptes de son maître Robert Wlérick. Read the rest of this entry »

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Lydia Harambourg, Correspondant de l’Institut, rend compte de l’exposition « 4 sculpteurs contemporains » à la Maison des Arts de la ville de Chatillon, dont elle est Commissaire.

La sculpture au sein de notre quotidien tel est le message de ces quatre sculpteurs revendiquant un héritage pérenne qu’ils renouvellent pour un langage d’aujourd’hui. Hommage rendu à Albert Féraud qui inaugurait la Maison  des Arts, il y a une quinzaine d’années. Disparu en 2008, il est un des pionniers de la sculpture en inox après 1945. D’essence baroque, son abstraction lyrique est faite de pleins et de vides, de bourgeonnements aux rythmes intuitifs nés d’une inventivité mise au service d’une constante liberté. Ici l’ordre se fait le complice du hasard. Agueda Lozano, d’origine mexicaine, travaille en France depuis les années soixante. Le choix de l’inox lui permet de construire un monde géométrique dont les formes planes, les courbes et les déroulés dialoguent avec la lumière dans l’espace apprivoisé.

Claude Abeille a élu le plâtre, ultérieurement fondu en bronze, pour une théâtralisation du corps disparaissant sous une enveloppe vestimentaire. Les plis gonflés ou apaisés du manteau, d’une veste couvrent, révèlent une part de nous-même. Cette métaphore formelle se donne comme une dépouille mortelle, expression du mystère de l’être. Une énigme que le contraste  entre la légèreté des plissés et le poids de la sculpture, la gravité et la fantaisie, renforce. Quant à Paul de Pignol, le benjamin du quarteron, le travail de la cire directe, destinée à la fonte de bronzes dont il soigne particulièrement les patines, est une technique qui lui permet de dessiner dans la masse. Il construit cellule par cellule dans une sorte de va-et-vient pour une approche intuitive du réel. Ses Vénus callipyges et ses Gaïas sont des déesses mères aux formes bourgeonnantes habitées par la force originelle.

Des dessins respectifs des quatre sculpteurs complètent une présentation personnelle  dans chacune des quatre salles de cette maison de maître où vécut l’éditeur Hachette. Le parc qui entoure la propriété rachetée par la ville de Châtillon est un écran aux sculptures monumentales de ces artistes.

 

Lydia Harambourg

Lydia Harambourg

Commissaire de l’exposition

 

Maison des Arts de Châtillon.  11 rue de Bagneux 92320 Châtillon.  Jusqu’au 27 novembre.

 

 

Les émissions avec Lydia Harambourg sur Canal Académie

 

 

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