Bicentenaire de Henri Wallon en 2012

« Né sous le Premier Empire », peu après la Bérézina, quand le rêve napoléonien tourne au désastre, et « mort sous le petit père Combes » quand, pour lui, la République va mal, Henri Wallon a traversé tous les régimes et toutes les secousses : la révolution de 1830 et la Monarchie de Juillet, celle de 1848 et la seconde République, le retour à l’Empire, la guerre de 1870, la Commune et enfin la IIIe République jusqu’à l’affaire Dreyfus, peu de temps avant la séparation de l’Église et de l’État. Si son nom est connu aujourd’hui, l’homme est trop peu connu disait encore Maurice Schumann à l’occasion du centenaire de l’amendement dit « amendement Wallon », fondateur de la République en 1875. L’histoire d’Henri Wallon aide à comprendre son amendement.

Une personnalité se forge

Henri Wallon grandit sous la Restauration à Valenciennes, puis à Douai pour sa dernière année de secondaire au collège royal. Après le siècle des Lumières et la Révolution française, l’instruction compte beaucoup dans ce milieu de bourgeoisie modeste, particulièrement chez les Wallon. Son grand-père, en 1794, enseignait la lecture et l’écriture comme maître libre. Son père, Alexandre Wallon, directeur des messageries, reçoit en première ligne les nouvelles de Paris – comme celle de la révolution de 1830 – à l’arrivée de la diligence… Il a des idées avancées, dit-on. Sa sœur Sophie, touchante d’affection pour son frère, témoigne de son ardeur au travail tandis qu’Henri est en classe terminale à Douai : « Tu ne vaincras jamais ta timidité, ta sauvagerie, c’est le mot. Tu ne te plais qu’avec ton Virgile, ton Horace, tous les vieux Grecs et Romains de l’Antiquité. » Le mari de Sophie, Louis Jeannet, professeur au même collège de Douai, le pousse à présenter le concours pour entrer à la prestigieuse École Normale, créée en 1794.

L’École Normale

Henri quitte Valenciennes pour Paris en septembre 1831. La séparation est dure, tant les liens familiaux sont importants. En janvier 1832, Henri écrit à ses parents : « Patience, il y a aujourd’hui cinq mois que je suis parti de Valenciennes, encore autant et je serai bien près de retourner. Il fera beau, nous irons nous promener tous ensemble ou, s’il fait mauvais, nous écouterons Sophie jouer du piano. »

En ce début de la Monarchie de Juillet, l’École Normale est acquise aux idées libérales, notamment celles de Michelet qui trône à sa chaire d’histoire. A propos de Michelet, Henri écrit son enthousiasme dès le premier cours : « Quel homme ! Je l’ai entendu parler et j’en suis encore ébahi ! … Il a des vues bien souvent fécondes, un aperçu délicat et une merveilleuse sagacité à découvrir et à montrer la filiation des événements. Sur la religion, il nous dit parfois des choses parfaitement ridicules ; mais aussi des choses admirables qu’un chrétien aurait bien pu sentir, mais que jamais peut-être il n’aurait si nettement formulées. »

1832, Henri est en 2e année, il évoque les conséquences terribles du choléra. Il veut rassurer sa mère : « L’École Normale étant sur une hauteur, entourée de cours bien aérées, son quartier en sera nécessairement préservé. Vous savez les soins de propreté que l’on exige des élèves et leur bon régime. » Mais le choléra n’épargne pas certaines personnalités comme le général Lamarque, l’un des chefs de l’opposition libérale. Ses obsèques sont l’occasion d’une cérémonie qui tourne à l’émeute républicaine. Henri écrit à ses parents : « Je vous écris aujourd’hui parce que hier (5 juin), au convoi du général Lamarque, il y a eu des troubles et… vous auriez pu croire que je me trouvais aussi à cette affaire, mais il n’en est rien ; personne n’est sorti de l’École… » Son père : « L’École Polytechnique est bien blâmable d’avoir participé à la révolte contre l’autorité des Lois. Laissons faire ceux qui sont appelés à nous gouverner. N’avons-nous pas un Roi, deux chambres dont les intentions sont de faire le bonheur de la France ? Pour être républicain dans la véritable acception des termes, il faut des vertus que les Français n’ont pas. La France est trop divisée d’opinions pour pouvoir établir avec succès un gouvernement comme celui des Etats-Unis. » Henri : « Je me doutais bien que vous désapprouveriez, comme tous les hommes modérés, le mouvement qui a eu lieu dans ces journées. Mais… autant je trouve qu’on a eu tort de commencer l’émeute le 5, autant une révolution me semblerait juste quand les lois sont despotiquement violées. S’il (Louis-Philippe) ne se rend pas aux justes réclamations, la révolution sera peut-être encore plus forte qu’en juillet. »

En juillet 1833, à la fin de la troisième année d’École, Henri écrit encore : « Je fais toujours de l’histoire à force. J’ai déjà lu cette année : 13 volumes de Gibon, 5 volumes de Thiers, 5 volumes de Guizot, 16 volumes de Sismondi, 5 volumes de Lingard. Cependant, je ne fais point cela seulement. Comme dit Michelet, l’histoire est une liqueur trop forte, elle brûle ceux qui en usent sans ménagement. Je le sens surtout maintenant que je m’occupe de l’histoire de l’Angleterre. Je me repose de ces scènes épouvantables en lisant Pascal ou bien nos bons fabliaux flamands. »

            Un catholique engagé, saisi par un nouveau courant autour de Lacordaire

Mars 1835 : « Aujourd’hui je vais vous quitter pour aller entendre un sermon, mais quel sermon ! Les vastes nefs de Notre-Dame… ne suffisent plus pour contenir la foule qui s’y presse. C’est un jeune prêtre, Lacordaire, qui y fait, pendant le Carême, des conférences pour les jeunes gens. Promenez-vous le samedi soir après dîner dans les allées du Luxembourg, vous n’entendez que jeunes gens parlant de Lacordaire et se promettant d’aller à Notre-Dame entre 11h et 12h, parce que plus tard il n’y a plus de places, le sermon commençant à 1 heure. Je finirai donc afin de ne pas être aussi mal placé que la dernière fois. »

Henri essaye souvent de convaincre son père, qu’il dit « voltairien », à la religion, une religion raisonnée. Six ans après les conférences de Lacordaire, en avril 1841, Henri Wallon évoque les conférences à Notre-Dame prêchées cette fois par le père de Ravignan : « 4 à 5.000 hommes se pressant tous les dimanches dans les nefs de Notre-Dame pour entendre les conférences de M. de Ravignan… Je voudrais que vous l’entendiez. Vous comprendriez où est le progrès aujourd’hui. »

L’abolition de l’esclavage

Depuis 1834, Henri Wallon est professeur au lycée Louis-le-Grand. Mais il parle beaucoup plus de ses travaux de recherche que de son professorat. 1836 : « M. Michelet me propose de travailler avec lui cet hiver. Il doit s’occuper d’une ‘’Histoire du Consulat et de l’Empire’’ jusqu’à Waterloo. Ce sujet d’étude m’intéresserait vivement. J’ai déjeuné ce matin avec M. Michelet à propos de ce projet. »

6 mars 1838 : « Il ne faut pas croire non plus que je me refuse des distractions : deux concerts, un chez le Proviseur, un autre chez M. d’E., où j’ai entendu Chopin. Je n’ai jamais rien vu de plus magnifique… »

Mai 1838 : « Je vous avais dit que je voulais concourir pour un prix de l’Institut… celui de l’Académie des Sciences morales : ‘’De l’abolition de l’Esclavage’’. Ce sujet entre davantage dans la direction que je veux donner à mes études. » En fait, Wallon traitera de l’esclavage antique mais en le liant à la question contemporaine de l’abolition de l’esclavage dans les colonies, alors en débat. Mais le travail achevé en trois mois le laisse insatisfait, il le travaillera encore plusieurs années avant de le publier.

Wallon échange de nombreuses lettres avec l’abbé Rara, son ancien professeur au collège de Douai devenu ami, à propos de son travail sur l’esclavage. Ils sont en désaccord. L’abbé Rara a une vision providentielle de l’histoire. Le 1er juillet 1845, il écrit : « On aura beau faire, il y en aura toujours (de l’esclavage)… Le rôle de la Religion est de l’adoucir, mais non pas, je crois, de le supprimer entièrement… Je ne crois pas qu’un état de choses qui serait radicalement contraire à la justice ait été autorisé de Dieu. Or, l’esclavage est autorisé clairement par les lois anciennes. »

Le livre d’Henri Wallon sur l’esclavage paraît en 1847, il est couronné par l’Académie française et par l’Académie des Sciences morales et politiques. Dans une longue introduction, il réfute les arguments de ceux de ses contemporains qui, partisans de l’esclavage dans les colonies, croient pouvoir le justifier en le déduisant de l’histoire antique et moderne. Il évoque le parallèle fait avec la condition de l’ouvrier en Europe à ce moment-là : « Le parallèle, il faut en convenir, n’est pas toujours à l’avantage de ce dernier. La vie de l’ouvrier européen est exposée à de cruelles vicissitudes. Les luttes de la concurrence, qui sont pour les maîtres des questions de fortune, sont pour lui une question d’existence ; et le progrès des machines, force terrible qui produit plus à moindre frais, diminue tous les jours les champs de ses occupations : concurrence bien supérieure à celle de l’esclavage ancien qui suffit pour ruiner le travail libre ! »

            De l’histoire à la politique, de l’Institut à l’Assemblée nationale

Février 1848, les journées insurrectionnelles voient la chute de Louis-Philippe et du ministère Guizot. Le gouvernement provisoire proclame la République et le suffrage universel. En mars, Wallon (il a 35 ans) se présente aux élections à Valenciennes. Le 25 mars 1848, Frédéric Ozanam écrit à son frère, à propos des élections du Nord : « … J’apprends une candidature excellente à Valenciennes, celle de mon ami Wallon, suppléant actuel de M. Guizot à la Faculté. C’est un républicain sincère et un catholique solide, membre de la Conférence de St-Vincent de Paul et très zélé pour le bien des pauvres. » Depuis 1832 en effet, Ozanam, alors étudiant en Lettres à la Sorbonne, a fondé les Conférences qui proposaient aux étudiants d’aller faire des visites aux pauvres et d’adoucir leur sort. Wallon est du nombre, depuis la fin de l’École Normale en 1834.

Finalement, le comité électoral retire Wallon de sa liste. Il proteste dans la presse : « Je me retirais d’un lieu où l’on n’était plus libre (puisque les candidats sont désignés par le comité et non élus par les Valenciennois). » Dans son article, Wallon signe une profession de foi républicaine : « La République, non par ce qu’elle est, mais pour ce qu’elle est. C’est la souveraineté du peuple. L’égalité est étendue au droit politique. La République est la chose de tout le monde. » « Homme nouveau, j’appartenait pourtant au parti populaire, et par je ne sais quel vieux levain de famille, et par des convictions raisonnées… Si, exclu des droits de citoyen, comme la plupart d’entre vous, je n’ai pas pu encore appuyer de mon vote la cause de la liberté ; j’ai du moins essayé de la servir par mes écrits et tout récemment par mon Histoire de l’Esclavage ; travail auquel je dois l’honneur d’être nommé par le gouvernement provisoire secrétaire de la commission instituée pour préparer l’acte d’émancipation immédiate des nègres… » Il s’agit de la commission Schoelcher. Cela lui valut d’être élu ensuite député suppléant de la Guadeloupe, mais il ne siégera pas. Il sera finalement élu député du Nord après les élections de 1849. Et il retrouve sa chaire d’histoire à la Sorbonne.

La loi Falloux

En tant que député, il se prononce contre la loi Falloux qui donne aux autorités religieuses un droit de regard sur l’enseignement de l’école publique. Il explique à la tribune, le 19 janvier 1850 : « Au point de vue de la doctrine catholique, je ne craindrais pas qu’un professeur de philosophie fût juif, je craindrais plutôt qu’il ne le fût pas assez (mouvements divers à droite et Wallon n’hésite pas à répéter ce qu’il vient de dire). Monsieur l’évêque de Langres dit à propos de l’université que c’est un corps irréligieux et il traduit par antichrétien ; je dis moi que c’est un corps non religieux et je traduis par laïque. L’Église n’a pas besoin de ce qui fait la puissance du monde… au lieu de se borner au conseil, elle eut le malheur d’aller jusqu’à la domination. »

Sous Napoléon III

La loi du 31 mai 1850 restreint le suffrage universel. L’obligation de trois ans de résidence exclut principalement les ouvriers. Henri Wallon vote contre. Il démissionne ensuite, en opposition avec tous les libéraux qu’il apprécie par ailleurs.

Il se retire de la politique pendant l’Empire, régime qui le désole. De plus il subit une terrible épreuve en perdant sa femme, qui lui laisse six enfants. Il se remarie un an plus tard et aura trois autres enfants. Wallon se consacre à l’Université comme professeur d’histoire, à l’Institut dont il est membre depuis 1850 et à ses recherche tournées vers les Ecritures, l’Histoire sainte et les personnages historiques les plus saints et les plus humains à ses yeux : saint Louis et Jeanne d’Arc.

            L’établissement de la République

Septembre 1870 : après la capitulation de l’empereur à Sedan, la République est instaurée à titre provisoire. À Valenciennes, on s’occupe très activement des élections pour l’Assemblée constituante. Le capitaine Petit, écrit à sa fiancée Jeanne Wallon (fille d’Henri) : « Il est grandement question d’y porter votre père parmi les quatre représentants que doit y envoyer Valenciennes… »

26 octobre 1870, Henri Wallon écrit à sa femme restée en Normandie par sécurité à cause de la guerre : « J’emploie bien mon temps sans distractions. Je ne fais pas plus de visites que si ma propre maison était investie… J’achève tranquillement mon travail (pour le Correspondant) et puis je publierai en volume ces mêmes articles sous ce titre : Les Prisons et les Tribunaux de la Terreur. »

Paris a capitulé en janvier 1871. Madame Wallon écrit à ses enfants : « Votre cher père a bien besoin de se reposer de toutes les fatigues dont il a généreusement pris sa part… Sans vous avoir demandé votre avis, il s’est fait artilleur et montait sa garde comme le plus humble soldat à l’un des bastions de Paris ! » En février 1871, son mari est inscrit sur la liste du parti de l’ordre. Il arrive à Valenciennes le 8 février. Il est élu député, Thiers est nommé chef du pouvoir exécutif, mais provisoirement. Le 13 février, Wallon écrit dans son journal : « Départ pour Bordeaux (où va siéger un temps l’Assemblée). Louis Blanc, Victor Hugo sont dans le train. A Etampes, Victor Hugo qui garde le képi de la garde nationale est reconnu. ‘’Vive Victor Hugo’’, il répond ‘’Vive la France’’, cri répété par quelques habitants ; un officier prussien y croit voir une provocation… Il se décide à remettre sa pipe à la bouche. »

Retour sur Valenciennes avant le départ pour Versailles, où siégera l’Assemblée. Après l’insurrection, la Commune, la semaine sanglante, l’occupation, que de souffrances et de divergences politiques sur la question du régime. Cette question sera tranchée le 30 janvier 1875, après le vote de l’amendement Wallon. Les lois constitutionnelles sont votées et la République est définitivement instituée. Le rôle qu’Henri Wallon a joué lui vaudra le titre de « père de la République » et le portefeuille de ministre de l’Instruction publique et des Cultes.

Travailleur inlassable

Parallèlement, Wallon continue ses recherches historiques, cette fois axées sur la Révolution française. Il a acheté une maison aux Petites-Dalles, en Normandie. Jeanne Petit écrit à sa sœur : « M. Deltour (collaborateur de Wallon) va venir passer quelques jours aux Dalles. Ce sera une société bien agréable pour Père et une distraction qui le tirera un peu de son travail ! Père, cependant, passe encore bien des heures sur la plage avec un livre, mais il paraît aimer moins les promenades et il faut l’y pousser un peu… » C’est pourtant un sportif. Il sauve un père et ses filles de la noyade, ayant pour toute réaction en sortant de l’eau transi : « J’ai cru que mon Tribunal Révolutionnaire n’irait pas jusqu’au 9 Thermidor ! » Georges Perrot, qui lui a succédé comme secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, dit l’avoir vu sortir de l’Institut ses patins sous le bras pour aller patiner au bois de Boulogne, l’hiver de 1890, à 78 ans !

Une autre fille de Wallon, Marguerite, écrit à ses sœurs en novembre 1880 : « Papa est toujours bien occupé par des examens à l’École des Chartes et l’approche de la séance de l’Académie qui doit avoir lieu vendredi ; et c’est demain la rentrée des Chambres. »

En juillet 1904, à 92 ans, il intervient encore au Sénat. La veille de sa mort, il rédige encore une notice biographique pour l’Institut et suit les activités de la Société anti-esclavagiste.

Wallon, artisan d’unité ?

À partir de 1879, Wallon fait de la lutte contre l’hostilité à la religion et contre l’anticléricalisme l’une de ses priorités. Le 8 janvier 1879, Sœur Thérèse de Sales, sa fille aînée, écrit à sa sœur Jeanne Petit : « Vous avez eu sans doute connaissance du discours de notre bon et digne père au Sénat contre la mesure inique qui fait supprimer plus ou moins partout les frères et les sœurs dans les écoles communales. » La situation s’est inversée par rapport à 1850. La menace sur la liberté de l’enseignement ne vient plus, pour lui, d’une domination de l’Église mais d’une conception monopolistique de l’enseignement. La liberté de l’enseignement, pour Wallon, c’est la coexistence d’un enseignement public et d’un enseignement privé, des jurys mixtes et un conseil de l’instruction publique où siègent des représentants de la société, des représentants de l’Église et de l’Université.

Il défendra l’amélioration du travail des femmes et des enfants, mais s’abstiendra sur l’autorisation de former des syndicats en 1884, par peur des insurrections. Il ne sera pas anti-dreyfusard et ne votera pas la loi sur les associations de 1901 parce qu’elle supprime les congrégations.

Henri Wallon a réussi à un moment décisif à rallier la gauche et la droite sur le nouveau régime républicain. Une caricature le montre présentant à bout de bras son bébé, la République, au-dessus d’une poignée de mains entre un bourgeois et un prolétaire.

Comment est-il devenu républicain ? Pour lui, la République est issue de 1789, quand les Français deviennent citoyens, apprennent à participer à la vie politique et à élire des représentants à l’Assemblée nationale, sous la condition du suffrage universel encore masculin à l’époque. Récusant la terreur et les insurrections, il veut croire que la représentation nationale défendra les citoyens dans leurs droits, contre les chaînes de l’esclavage – l’esclavage institutionnalisé mais aussi l’esclavage de la misère. Pour lui, une République laïque se doit de promouvoir la liberté de croire ou de ne pas croire. Pour lui encore, l’histoire et la politique sont les deux faces d’un même engagement citoyen et chrétien. « L’histoire, proclame-t-il, nous associe aux épreuves de l’humanité et nous en communique son enseignement. »

Michèle Grenot, Didier Dastarac

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