Mais où est donc passé le père Noël ?

Au secours, on ne le voit même plus dans les vitrines de Noël qui perdent de leur saveur…

Et pourtant, Noël est un repère temporel pour tous. Avec lui, arrive la fin de l’année, et le début d’une nouvelle. Mais au-delà, c’est aussi un repère affectif. On aime cette période pour ce qu’elle a d’unique et de féerique. C’est le moment où consciemment et surtout inconsciemment, les enfants se fabriquent des bestiaires d’images… Et pour que tous ces souvenirs de la féerie de Noël s’ancrent à jamais dans leur mémoire, rien de telles que les vitrines des grands magasins. Mais, au fil des années, que découvre-t-on ? Je suis allé faire un tour dans les grands magasins de Paris…

Pour ce noël 2011, les vitrines se peuplent de créatures étranges, de lolitas rock’n roll déjantées, de figurines délurées…qui n’ont plus rien à voir avec l’univers de Noël !

A croire que les lutins ont été licenciés, que les rennes ont du s’égarer sur des icebergs à la dérive… Et l’atelier où l’on fabrique les jouets ? Délocalisé ? Plus aux normes européennes ? Aujourd’hui, il faut du clinquant, des orgies de paillettes, des tenues trendy, des décors rococo et bien sûr une mise en scène au petit poil. Alors, les grands magasins s’arrachent les designers, les couturiers, les artistes, les scénographes en vue…

Et en prêtant l’oreille, on entend ceci : « Dis, tonton, c’est qui ces dames ? »(cf Galeries Lafayette) « ça ? ce sont les kouklistars… »«…Et les messieurs tout minces avec la queue de cheval ? » (cf Printemps Haussmann)« Euh…notre nouveau Père Noël… »

Encore un peu plus cette année, le père Noël et sa clique sont donc devenus ringards. Gros, barbu, lunetté, toujours en rouge… Le Père Noël est démodé. Il lui faudrait un régime Dukan, une opération laser de la rétine, un 5 lames anti-friction et une séance de relooking chez Lagarfeld pour qu’il retrouve une place de choix dans les grandes vitrines de Noël…

Vous allez me dire que ces vitrines branchées sont une façon de faire de la publicité et que le but a toujours été d’appâter le client… Certes, mais au moins avant, nous passions à la caisse avec les rétines qui brillaient. Maintenant, on y passe toujours, mais avec les yeux qui piquent…

Heureusement, comme chaque année, La grande vadrouille va être rediffusée pour la 1224ème fois (vive Gérard Oury, membre de l’Académie des beaux-arts !)!

Clément Moutiez

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